Nous dormons à l’hôtel Plazza à Aguas Calientes, avec le bruit du torrent, dans deux lits simples éloignés. Béné est sans pyjama (économie de poids dans nos sacs à dos) et s’enroule pour la nuit dans sa serviette humide.

Erick, et Vincent par la même occasion, vu qu’ils partagent la même chambre, se réveillent à 4h30 pour voir si le ciel est dégagé. Ils nous auraient alors réveillés pour aller voir le lever du soleil sur le Machu Picchu. Mais c’est notre réveil qui s’en charge à 6 heures. Adeline semble déjà un peu barbouillée au petit-déjeuner.

Après vingt minutes de lacets en bus, nous arrivons sur une des sept merveilles du monde ! Une guide en espagnol nous fait la visite et Erick traduit. Elle parle fort et est plutôt speed dans un premier temps, mais nous nous accoutumons à la comprendre et elle ralentit un peu.

Citée cachée des incas redécouverte par Hiram Bingham en 1911, le Machu Picchu a la forme d’un condor (une aile est encore cachée par la végétation, il faut imaginer). Le Machu Picchu, qui veut dire « vieille montagne » en quechua, se divise en deux parties : la partie agricole  avec ses terrasses par lesquelles nous arrivons, et la partie urbaine, ceinturée d’un long mur. Une faille géologique naturelle sépare les deux parties et sert  de drainage.

Nous croisons des lamas, qui nous poussent pour forcer le passage. Ils se promènent dans les ruines pour entretenir les terrasses et sourire aux touristes.
Première étape au temple-observatoire-mausolée, le Torréon, tour conique construite sur une grande roche creusée. Chacune des deux fenêtres est orientée pour que le premier rayon du soleil tombe parfaitement aux solstices d'été et d'hiver. La cavité serait un mausolée, agrémenté d'autels.

Nos guides nous montrent, à l’entrée du quartier noble, une porte de l’époque inca avec le détail en carte postale : des rondins de bois s’ouvrant sur l’intérieur et avec verrou !

Plus haut, sur la place sacrée, nous découvrons les temples : le temple principal, qui s’est affaissé légèrement lors de fouilles archéologiques et le temple aux trois fenêtres. Nous découvrons les jeux de lumière incas : un puma ou une prêtresse apparaissent aux solstices (la prêtresse d’Ollantaytambo en carte postale).

Au sommet du quartier sacré se trouve l’Intiwatana, une pierre-autel à la forme originale, et à quatre angles indiquant les points cardinaux. Lors du tournage d’une publicité pour une bière péruvienne, la grue est tombée dessus et l’a ébréchée !

Nous finissons la visite par des maisons à trois murs, recouvertes de toits en paille, des abris de transit. Une immense pierre sacrée est profilée comme la montagne, à ce qu’on nous dit, la brume ne nous permettant pas de comparer.

A la porte d’entrée de Huayna Picchu, la jeune montagne, nous laissons nos noms, âges, nationalités et signons (nous contresignerons en sortant) ! Le chemin est limité à 200 personnes et l’entrée doit se faire avant 10 heures du matin.

Randonnée escarpée faite de marches d’escalier, certaines taillées dans le rocher. Nous grimpons une heure avant d’atteindre les ruines, puis les escaliers se font plus petits et plus raides et nous traversons un par un avec peine un tunnel creusé dans la pierre, humide (les gouttes d’eau nous tombent dessus), avec sac à dos en avant pour passer. Béné laisse tomber sa polaire dans une flaque d’eau noire, ce qui la condamne jusqu’à la fin du séjour. Là-haut, la vue sur le Machu Picchu est magnifique et nous faisons une débauche de photos.

Retour au site et pause bienfaisante de dix minutes. Nous finissons la visite avec Erick : deux mortiers pour les céramiques et, sur les hauteurs, la maison du gardien qui surveillait les entrées depuis le chemin de l’Inca. A l’époque, il existait plusieurs chemins d’accès à la cité, mais aujourd’hui, c’est le seul chemin pédestre et la randonnée dure quatre jours… Adeline, qui est malade, n’a pas la force de monter et Gérald reste avec elle.

Descente en bus et déjeuner express en vingt minutes. Erick presse la serveuse, va traîner en cuisine et apporte lui-même une partie de nos plats. Nos gobons nos maigres morceaux d’avocats, puis nos soupes, puis une partie de nos plats principaux (des pâtes à l’ail pour Béné et de la truite avec riz et frites pour Nikos), le tout accompagné de jus de banane ou d’ananas.

Nous courons au train, où les étrangers sont séparés des péruviens, chacun son wagon ! Notre guide n’est donc pas avec nous. Retour à Yucay avec Mario, notre chauffeur.

A la maison, nous nous douchons avec délices. Luz a lavé notre linge avec son lave-linge flambant neuf et nous rend tout en sac personnalisés. Nous nous demandons bien comment elle a trié jusqu’aux sous-vêtements ! Nous rangeons nos valises pour le départ au lac Titicaca avant dîner.

 Dernier repas chez les Rivas : soupe de semoule, bœuf aux légumes avec spaghettis et frites. A notre demande, Luz nous donne une petite dizaine de recettes péruviennes.

Nous montrons des photos que nous avons dans notre portefeuille : les sœurs Hennino, les nôtres. Luz s’étonne de la photo tunisienne de Béné, elle date déjà de l’été 2003 ! Nous voyons quelques clichés de la fameuse Tiffanie, la novia de Vincent, puis, grâce à Luz, deux photos de Rosemary, la novia d’Erick. Il avait pourtant affirmé que non non non !, il n’avait pas de novia et/ou de photos. Nous n’avions peut-être pas posé clairement notre question !

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