Chincheros ce matin! Encore des ruines incas. Chincheros était un centre administratif et de contrôle, ainsi qu’un village agricole. Les espagnols ont construit par-dessus les ruines incas des maisons et des églises.

Nous voyons passer plusieurs troupeaux de chèvres et de vaches dans les ruines. Une vieille dame tisse, assisse par terre au milieu de la nature. Nous lui achetons une poupée à offrir (chut!!).

Nous visitons l’église, toute dorée et toute décorée. Les statues de Jésus, Marie, des saints sont toutes habillées de vêtements colorés. Un cercueil du Christ est là pour les processions de la semaine sainte.

Quelques artistes européens sont venus à Cuzco former les indigènes à la peinture. Précédemment, l’art quechua consistait à tisser, sculpter les symboles inca et faire de la poterie.

La place du marché s’est remplie pendant notre visite et nous achetons – enfin – le bonnet péruvien de Nikos, puis une couverture en alpaga et enfin un lijlla aux mille couleurs (un porte-bébé ou un porte-valise, au choix !).

Sur le chemin du retour, Adeline, Gérald er Erick parlent politique, latino-américaine et française, mais je n’y connais pas grand-chose ou alors, je suis plutôt en désaccord alors je me tais en écoutant d’une oreille.

Excellent déjeuner : soupe de quinoa, poulet farci, riz, échalote, tomates, poivrons, banane, mangue.


Nous repartons après déjeuner pour la visite des ruines incas et de la ville d’Ollantaytambo, qui signifie l’auberge d’Ollantay. Nous commençons par la ville où toutes les rues sont pavées avec sur le côté une rigole où semblent transiter les eaux usées. Sur la place principale, nous photographions la statue d’Ollantay.

Erick nous raconte l’histoire de ce général amoureux de la fille de l’Inca Pachacutec, mais dont l’absence de noblesse de sang ne lui permet pas le mariage désiré. Ollantay et sa princesse furent emprisonnés en raison de leurs amours. Ce drame est rejoué tous les ans sur les ruines incas du village, les terrasses formant des gradins autour de la scène située en bas. La belle-sœur d’Erick, institutrice, aurait même joué le rôle de la princesse…

Vincent, pour avoir pris en photo une petite fille habillée typiquement s’est fait poursuivre pour un sol. Sa sœur en voulait aussi, mais il n’a pas cédé deux fois. De notre côté, nous ne prenons plus en photo les péruviens sans leur accord.

Une paroi exposée au soleil présente des protubérances dont les ombres permettaient de repérer les solstices d’hiver et d’été. Cela servait à rythmer la vie agricole, le temps des semences et le temps des récoltes.

Nous montons tout en haut des ruines d’où nous avons un magnifique aperçu de la ville. Dans la montagne qui nous fait face, d’impressionnantes maisons à flanc de coteaux et deux visages incas : l’un en profil et l’autre avec une barbe en lichen. Les quechuas étant imberbes, la barbe était un signe de divinité. Nous admirons aussi les fleurs que nous croisons.

Nous vagabondons ensuite au marché, sans craquer pour quoi que ce soit, puis nous allons à la gare prendre notre train en direction du Machu Picchu. Erick, qui n’avait pas pris son billet à l’avance (Elisabeth n’avait pas la copie de son passeport), ne trouve pas de place. Il arrivera trois heures plus tard que nous.

Dans le train, nous avons le droit à un goûter et un verre, comme dans l’avion. Le trajet dure une heure et demie en raison des aiguillages manuels et des voies de croisement rarissimes. Nous croisons au moins quatre trains !

Nous arrivons à Aguas Calientes où un groom nous attend pour nous accompagner à l’hôtel. Nous passons par la réception d’un premier hôtel dans la rue à la voie ferrée, avant d’aller dans un second moins classe et situé au bord du fleuve Urubamba. Nous entrons dans la chambre et nous empressons de fermer les fenêtres tant le bruit du torrent est fort. Une fois fermées, nous cherchons s’il n’y a encore des ouvertures, mais non, le torrent est effectivement très bruyant.

Vincent, qui doit partager sa chambre avec Erick nous fait croire qu’il n’a qu’un lit double… blague qu’il réitérera auprès d’Erick.

Nous partons nous promener tous ensemble. Nous croisons la statue de l’Inca Pachacutec, celui dont on nous parle toute le temps car il représente l’âge d’or des incas où de nombreux édifices ont été réalisés. Nous rentrons dans l’église où se déroule une messe des huit jours (huit jours après la mort d’une personne, une messe est dite en son honneur), à laquelle Gérald assistera.

Nous filons avec Vincent voir le reste de la ville et notamment les sources d’eaux chaudes. Malheureusement, il faut payer une fortune pour rentrer même juste pour voir et l’idée de louer un maillot nous rebute. Nous visitons la ville avant d’aller repérer le chemin le plus court pour retourner à la gare chercher Erick. Le marché étant en train de fermer, nous trouvons les allées étroites et sombres un peu glauques.

Après un passage éclair à un cybercafé et deux mails à nos parents, nous partons ensuite boire un verre en happy hour avec tout le groupe : quatre piña colada et quatre pisco.

Nous allons retrouver Erick à la gare avec une belle pancarte Culture Contact. En l’attendant, nous recherchons les merveilles du monde, les antiques et les actuelles, que voici : la pyramide de Kheops, les jardins suspendus de Babylone, la statue chryséléphantine de Zeus à Olympe, le temps d’Artémis à Ephèse, le mausolée d’Halicarnasse, le colosse de Rhodes et le phare d’Alexandrie, puis la grande muraille de Chine, Pétra en Jordanie, la statue du Christ Rédempteur à Rio, le Machu Picchu, le Chichen Itza dans le Yucatan, le colisée de Rome et le Taj Mahal.

Erick trouve notre accueil très gentil. Ce qui nous frappe, c’est qu’il a pris le train spécial péruvien… au point que l’agent des chemins de fer (des boliviens) s’est étonné que nous, blancs européens, attendions quelqu’un par le train du soir, qui n’est autorisés qu’aux péruviens.

Nous finissons finalement la journée au restaurant mexicain, avec un jus de fruit rallongé à l’eau, du guacamole en entrée, des mini-pizzas pour les uns, des tapas pour les autres et des crêpes en dessert. Nous apprenons à Erick quelques blagues françaises (la papaye et la foufourche et le dromaludaire à deux bosses) et nous écoutons des blagues espagnoles, sans beaucoup de compréhension. Un très bon moment.

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