Après une bonne nuit réparatrice, nous nous réveillons tôt à cause de la luminosité du soleil (nous avons une grande baie vitrée). Les petits oiseaux chantent. Nous descendons pour le petit-déjeuner comme convenu vers 8 heures. Nous ne savions pas trop à quoi nous attendre… Finalement, les péruviens sont assez classiques : pain, beurre, confiture, fromage et saucisses. Très bon jus de fruit maison. Toutefois, nous n’osons pas le beurre…

Départ pour Pisaq à 9 heures avec notre chauffeur de la semaine, Mario. Le but de notre périple est « Pisaq et ses ruines ». Arrivés aux ruines par le haut, nous avons été frappés par la côté majestueux de ces villes incas. Les ruines sont agrémentées de terrasses qui forment une sorte d’escalier géant. Les terrasses sont orientées de façon à être le plus longtemps possible face au soleil. Des marches d’escaliers constitués de pierres saillantes sortent des murs verticaux et permettent de passer d’une terrasse à l’autre. Ces terrasses avaient pour les quechuas trois fonctions :

·         Décorer la montagne et rendre l’ensemble joli

·         Protéger les montagnes de l’érosion

·         Favoriser l’acclimatation des cultures en altitude en les cultivant peu à peu de plus en plus haut

Elles étaient aussi utilisées pour des tests de culture. Des traces de coca et de cacahuètes ont été retrouvées, mais ces cultures n’ont pas perduré. Ces plantes sont cultivées en Amazonie car elles poussent mieux à basse altitude.

Nous nous promenons un long moment, passant de postes de contrôle bâtis sur les rochers à des habitations quechuas. Ces habitations ne comportaient qu’une seule pièce à dormir, la cuisine étant
préparée et consommée dehors. Il n’y avait pas de lits ; même l’Inca, Dieu vivant, n’avait le droit qu’un un lit de pierre recouvert de cuir et de laines. Les maisons qui subsistent sont bâties en pierre, ce qui leur a permis de traverser les siècles. La terre qui rehaussait les murs et le bois et la paille du toit lui-même ont disparu, mais on peut voir dans les murs des cavités qui servaient de placards et des protubérances qui faisaient office de porte-manteaux.

Le clou de la visite était les ruines des temples du soleil, du temple de la terre et des habitations connexes. Le temple de la terre était agrémenté du symbole suivant : une pierre à trois niveaux, , représentant les trois mondes des dieux, des vivants et des morts.

Erick nous apprend que les quechuas n’étaient pas propriétaires de leurs terres, mais que les incas cédaient des terres aux jeunes gens atteignant l’âge adulte pour qu’ils puissent nourrir leur famille.

Nous avons pris des tas de photos de ce lieu magnifique qui nous a montré à quel point les incas avaient l’art de construire. Les demeures et les temples sont magnifiquement réalisés et les pierres se juxtaposent tellement parfaitement que ces constructions ont résistés à de multiples séismes.

 

Nous descendons au village de Pisaq, celui que les Espagnols ont construit à la conquête, parce qu’ils ne supportaient pas l’altitude. Nous déjeunons dans un restaurant pas si typique que cela car nous y mangeons tous des plats européens. Seule l’entrée était typique : un vaste choix entre diverses variétés de soupe.

Le programme de l’après-midi se résume à la découverte du marché de Pisaq ! Nous déboursons de nombreux sols pour acquérir deux ponchos, une nappe, un sac de sport, un sac à main, une tapisserie murale et une aquarelle du village de Pisaq. Nous négocions plus ou moins bien, entre 15 et 60%, selon que nous sommes désireux d’acheter ou plus hésitant. De nombreux achats qui nous rappelleront notre voyage toute notre vie !

Le carnaval devait avoir lieu à partir de 16h sur cette place du marché, mais après 2 heures d’attente, nous n’avons vu que la mise en place de deux arbres à abattre, remplis de ballons, de bassines et de bouteilles, mais point de danses. Une vieille péruvienne vend des pommes d’amour aux enfants qui batifolent autour de l’agitation des adultes. Nous repartons le coffre plein d’achats vers Yucay pour un dîner en famille et du repos avant la grande ascension de demain !

Le dîner, à 19 heures précises, était excellent : du poulet en fines escalopes et du riz, agrémenté de rondelles de tomates crues et de pommes de terre. Une soupe à la courge a ravi nos palais en entrée et une infusion de munia nous a enchantés au dessert.

Une bonne douche, un peu de biafine car Béné a les épaules écrevisses, notre petit travail d’écriture, quelques lignes de Vargas Llosa ou de Maxim Chattam et nous tombons dans les bras de Morphée.
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